H. Quennec, la bonne cible ?

Vu le passé des clubs sportifs genevois, il est compréhensible que les supporters genevois prennent pour cible le président du club.

Il est difficile pour les supporters de comprendre les raisons qui ont poussées les dirigeants genevois à sauver et restructurer un club « ennemi ». Il me paraît évident que les dirigeants genevois n’ont jamais profité de cette situation pour obtenir un avantage sportif.

On peut commencer par citer qu’avec le LHC en LNA le public romand est plus important en nombre pour ce sport. Évidemment cela a un impact direct sur la billetterie mais également sur les sponsors. A Genève, il est plus facile de vendre des billets pour un match contre Lausanne que contre Rapperswil. Il est intéressant de constater qu’aujourd’hui trois clubs romands font partie de l’élite alors que seul Sion joue dans la cour des « grands » du football suisse.

Un autre avantage est d’avoir un poids plus fort auprès de la ligue où les clubs tels que le SCB et les ZSC semblent avoir un pouvoir décisionnel trop important avec des incidences sur la compétition (nombre de joueurs étrangers, financement des clubs, choix du coach national, juge unique, etc.). Avec trois clubs romands dans l’élite, les propositions des dirigeants romands ont plus de chance d’être entendues.

Les supporters exigent de la transparence et une communication plus grande de la part de H. Quennec. Je partage l’avis que la transparence financière pour les clubs sportifs éviteraient bien des mauvaises surprises. Seulement pour être équitable cette transparence doit être appliquée à tous les clubs. Si seul Quennec serait plus transparent, cela serait un avantage pour les autres clubs de LNA.

De craindre que Quennec devienne le fossoyeur du club est prendre le risque de se tromper de cible. Il est utile de se rappeler les responsabilités du fiasco du stade de la Praille. L’article du journal « Le Courrier » du 27 avril 2015 est édifiant. Les responsables sont les autorités qui ont soutenu un projet démesuré et pas adapté à un projet sportif quasi inexistant. C’est même amusant de découvrir que Jelmoni (dont le propriétaire est le même que celui du HC Lugano) a fait un énorme profit.

Aujourd’hui, nous savons que Quennec et McSorley sont les propriétaires du LHC, peut-être avec d’autres partenaires. Toutefois, nous ne savons pas qui sont les propriétaires du GSHC. Quennec et McSorley sont dans un projet commun depuis de nombreuses années. Ils ont choisi de faire du GSHC une équipe capable de rivaliser les ténors de la ligue, merci et bravo. Ils sont maintenant dans une situation où ils peuvent attendre de recevoir des offres pour leurs actions du LHC. S’ils ne recoivent pas d’offres correspondantes à leurs attentes, ils peuvent choisir de vendre le GSHC. Avec une nouvelle patinoire disponible dans 2 ans, le LHC offre des perspectives financières et donc sportives bien plus intéressantes. Les Vernets est une patinoire qui permettra de faire vivre une équipe de LNB.

Dans la situation actuelle, il existe beaucoup de scénarios possibles. Mais la perspective que les autorités ne soient pas en mesure d’offrir une nouvelle patinoire à court terme me faire craindre que le départ de Quennec puisse avoir des conséquences dramatiques pour les supporters du GSHC.

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