12 Philippe Bozon

Philippe Bozon est né en 1966 à Chamonix, fils de l’ancien international français Alain Bozon et père de Tim et Kevin. La GRANDE famille du hockey français !

Il a disputé 144 matchs en NHL pour les St. Louis Blues entre 1991 et 1994 quand il rentre en Europe pour rejoindre Grenoble. Ensuite, il joue en LNB à La-Chaux-de-Fonds puis Lausanne avant de partir au Adler Mannheim où il dispute 115 matchs jusqu’en 1999, année où il rejoint Lugano pour deux saisons.Le 24 juillet 2001, le GSHC annonce le premier grand coup de McSorley avec l’engagement de Philippe Bozon en provenance de Lugano. Bozon a encore un contrat d’une saison valable avec Lugano, toutefois les luganais s’en débarrassent. Avec Fedulov, ils permettront au GSHC de retrouver la LNA lors de la première saison de McSorley aux Vernets (5 défaites sur toute la saison). Cela semble évident aujourd’hui, mais il faut se souvenir que les supporters genevois attendaient cette promotion depuis 27 ans ! Un événement vécu comme un titre de champion. L’année suivante de la promotion, le GSHC devient la première équipe promue à se qualifier au play-off ! Et l’année suivante, avec un Philippe Bozon héroïque au côté du magicien Igor Fedulov, l’équipe atteint les demi-finales.

Dès son arrivée, il porte le C sur son maillot qu’il gardera jusqu’à la fin de la saison 2005.

La fin de carrière est difficile avec des grosses tensions avec McSorley. Déjà durant l’été 2004, McSorley ne lui propose pas une reconduction dans un premier temps; sous l’insistance de l’ex-président Marco Torriani, il est repris tardivement dans le contingent pour sa dernière saison complète. Les 9 derniers matchs de la saison 2005/2006 resteront anecdotiques et sa carrière se termine à l’âge de 40 ans avec un corps qui n’en pouvait plus; au total il aura porté le maillot grenat numéro 12 à 164 reprises.

Philippe Bozon est un excellent buteur, mais surtout, il démontre une rage de vaincre que j’ai personnellement jamais retrouvé chez d’autres joueurs avec le maillot servettien. On se souvient tous des images du film « Les règles du jeu » dans les vestiaires (tourné lors des playoff 2004). Malgré les tensions avec le Boss, à mes yeux, aucun autre joueur du club n’a démontré mieux que lui l’esprit d’équipe et le sacrifice. J’ai été particulièrement impressionné de la progression de ces performances lors de chaque saison. Au début de saison, il semblait être un joueur normal voir lent et lourd et il se transformait lors des play-offs où il volait sur la glace et enchaînait les buts.

Je traînais aux Vernets avant son arrivée, toutefois, l’engouement pour ce club a vraiment débuté en partie grâce à lui. Je ne l’attendais plus cette annonce et j’en suis particulièrement heureux car à mes yeux le retrait de se numéro 12 est largement mérité.

Mille mercis à Philippe Bozon pour toutes les émotions que tu m’as apportées !

Je laisse le mot de la fin à Chris McSorley : « Sincèrement, en quinze ans de carrière, Philippe est le plus grand joueur que j’ai jamais coaché. J’emmènerai mon respect pour lui dans ma tombe.. »

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